dimanche 23 juillet 2017

[Autour des livres] Retour sur les 68 premières fois – Rentrée de janvier 2017

68 premières fois


Régulièrement vous avez vu passé des chroniques estampillées 68 premières fois. Voilà que j’arrive au bout de l’aventure de la rentrée de janvier. Certes, je n’ai pas lu la totalité de la sélection mais il faut tenir le rythme et entre les 68 premières fois et le jury Points je vous assure que c’était du sport, j’aurais quand même apprécié que ça me muscle les fesses... Donc je disais, pas évident de tout concilier, je suis néanmoins heureuse d’avoir pu lire plus de 80% des romans sélectionnés. D’avoir pu lire ceux qui me tenaient le plus à cœur. Ceux qui suscitaient ma curiosité. Ceux qui, rien qu’avec leurs titres, me faisaient pétiller l’œil. Ceux aussi et surtout, vers lesquels je ne me serais probablement pas tournée sans cette aventure.

dimanche 16 juillet 2017

De la bombe de Clarisse Gorokhoff : un premier roman qui fait BOUM !

Clarisse Gorokhoff
Paru en mai aux éditions Gallimard
264 pages

« Moi aussi, je suis inquiète, terriblement même. Inquiète des états en général - celui du monde comme ceux de mon âme. [...] Inquiète que rien ne se produise mais que tout explose.»
Tic … Tac … Tic … Tac … Première page, premier choc. Nous sommes sur les rives du Bosphore, Ophélie une jeune française venue vivre à Istanbul s’apprête à poser une bombe dans la cabine d’une piscine d’un luxueux hôtel de la ville.  
Tic … Tac … Tic … Tac … Pourquoi cette jeune femme souhaite-t-elle commettre un tel acte ? Est-ce par conviction politique, religieuse ?
C’est alors que je me suis dit comment réussir à passer plus de 200 pages avec une apprentie terroriste ? Comment Clarisse Gorokhoff va-t-elle réussir à m’emporter aux côtés de cette narratrice meurtrière ? 
Incontestablement par son talent ! Car Clarisse Gorokhoff parvient avec brio à convaincre son lecteur de marcher sur les traces de ce qui a poussé cette jeune femme à perpétrer l’impensable.

lundi 10 juillet 2017

Mon ciel et ma terre de Aure Atika : témoignage d’amour à une mère

Aure Atika
Paru aux éditions Fayard - 208 pages


Faut-il présenter Aure Atika, actrice, sublime, et même réalisatrice ? Oui mais pas que puisqu’elle publie chez Fayard son premier roman dédié à sa mère. 


Elle se prénomme Odette, mais elle préfère Ode. Ode, une femme libre, indépendante, assoiffée de vie. Une femme qui aime le cinéma, les hommes et sa fille Aure qu’elle élève seule, à sa façon. Car Ode est bien souvent sous l’effet de drogues diverses et variées, sauf les seringues parce que « s’introduire une aiguille dans le bras, c’est une atteinte à l’intégrité de son corps, le geste n’est pas beau, pas respectueux, et surtout, cela manque de poésie et de partage. ».

mercredi 5 juillet 2017

Nous, les passeurs de Marie Barraud : immersion au cœur d’une tragédie familiale

Marie Barraud
Paru aux éditions Robert Laffont - 198 pages

Il m’a fallu du temps pour laisser retomber l’émotion suscitée par Nous, les passeurs. Avant même de l’ouvrir, je savais qu’il ne me laisserait pas de marbre. Je savais qu’il me transporterait. J’étais pourtant loin d’imaginer les traces qu’il encrerait en moi après l’avoir refermé.  


Bien sûr c’est encore un énième livre qui traite de la seconde guerre mondiale. Encore un témoignage. On pense désormais en connaître un rayon sur le sujet. Et pourtant Nous, les passeurs est un de ceux que je vous recommande parmi les nombreux ouvrages existants. Parce qu’il aborde un pan de l’Histoire que l’on ne connaît pas forcément. Parce qu’il est pur, et écrit avec le cœur, le corps, les tripes, le sang.

lundi 3 juillet 2017

Autour des livres : La rentrée littéraire septembre 2017

L'ivresse littéraire

Maintenant que l'on sait quoi emporter dans sa valise cet été, place au repérage de la rentrée littéraire de septembre.

Cette année, 581 romans seront édités pour la rentrée. Entre les premiers romans qui recèlent des pépites et ceux que l’on attend avec impatience, autant dire qu’il va être difficile de choisir parmi cette folie livresque.
Mais mais mais, quelques uns m'ont déjà fait de l’œil. Je vous en dis plus ci-dessous.



Un funambule sur le sable de Gilles Marchand ★ 
à paraître Aux forges de Vulcain

Voici celui que j’attends avec le plus d’impatience, après avoir adoré Une bouche sans personne, Un funambule sur le sable grillera la place à tous les autres dès sa sortie.

mercredi 28 juin 2017

La baleine thébaïde de Pierre Raufast : le roman gigogne des solitudes

La baleine thébaïde de Pierre Raufast
Paru chez Alma Editeur - 222 pages

Passé maître dans l’écriture des romans gigognes, Pierre Raufast nous invite, dans ce nouvel ouvrage, à nager aux côtés de la solitude. La solitude de l’espèce, de l’Homme, de l’animal. Des solitudes qui bien évidemment s’emboîtent les unes dans les autres.


Autour d’une baleine isolée de ses congénères par sa différence de fréquence sonore : 52 hertz là où les autres chantent entre 12 et 24 hertz, nous allons faire la connaissance de trois autres solitudes. Celles qui habitent les hommes présents sur l’Hirundo (un bateau d’expédition) pour retrouver cette baleine bleue si particulière.

dimanche 25 juin 2017

Atelier d'écriture #273 de Bric à Book | (É)Cri pour Elle

Chaque semaine, Leiloona du blog Bric à Book organise un atelier d'écriture. Le principe : à partir d'une photo, sélectionnée une semaine à l'avance, proposer un texte au ton et genre de notre choix. De quoi éveiller notre imagination :-)

Photo libre de droits

Imaginez si elle pouvait parler et même pleurer,
Serions-nous capable de l’écouter ?
Les verrions-nous couler, ses larmes de sang ?

Si vous saviez comme je me sens à cette idée de lui donner voix,
Soyons lucides, chacun n’en a que faire de ce cri silencieux,
Préoccupés par nos propres problèmes causés par d’autres.

Petite fille pleurant son père mort au combat,
Orpheline, pour des idéaux, pour une religion,
Et l’on détourne les yeux pour ne pas à avoir à regarder la peine

Cela ne nous concerne pas.

Imaginez si elle pouvait parler et même pleurer,
Serions-nous capable de l’écouter ?
Les verrions-nous couler, ses larmes de sang ?

Petite espèce, arrivée bien avant nous,
Disparaissant sous quelques balles ou bulldozers
Laissez la place à l’Homme et sa soif d’expansion

Envahir pour davantage s’enrichir.

Petit lopin de terre, offrant de rouges cultures,
Au bon goût de pesticides et bisphénols
Plantez, arrosez et détruisez puisque manger est vital

Après tout, on est vivant tant qu’on respire encore.

Imaginez si elle pouvait parler et même pleurer,
Serions-nous capable de l’écouter ?
Les verrions-nous couler, ses larmes de sang ?

Elle qui chaque jour, impuissante, observe,
L’horreur de l’Homme sous toutes ses formes,
Et nous qui chaque jour, regardons, ce centre du monde,

Communément appelé nombril.
Car inutile de chercher plus de coupables,
Ils sont dans le reflet de nos miroirs.

Imaginez si elle pouvait parler et même pleurer,
Serions-nous capable de l’écouter ?
Les verrions-nous couler, ses larmes de sang ?

Pauvres destructeurs, ouvrons les yeux, soyons sensés,
Prenons cette Terre poussière entre nos mains,
Pour ainsi semer quelques bourgeons de paix


© Amandine - L'ivresse littéraire