vendredi 30 octobre 2015

Hello week-end #1


Pour bien démarrer le week-end, nous vous proposons tous les vendredis deux lectures que nous avons particulièrement appréciées ainsi que quelques idées sorties près de chez vous.


**Un week-end, un livre**

Pour ce premier week-end, on vous propose une sélection de deux livres bien différents l'un de l'autre, de quoi combler les goûts de chacun(e) :-)


mercredi 28 octobre 2015

La chambre des parfums - Inderjit Badhwar


L'auteur Inderjit Badhwar est né en Inde en 1940, il s'installe aux Etats-Unis où il devient journaliste. Il y vit la révolution des années soixante qui est à l'opposé des valeurs de son pays natal. A la mort de son père, il écrit Sniffing Papa (La Chambre des parfums en français) qui se classera dès sa sortie en Inde dans la liste des meilleures ventes et obtiendra en France le prix du Premier roman étranger en 2004.


Quel fut mon enthousiasme en achetant le livre !  L’Inde, son histoire, ses coutumes et ses croyances. Tout ce qui me passionne depuis des années. Le sujet est prometteur : l’histoire de Tan, un jeune indien immigré aux Etats-Unis pendant les années 70. Il revient en Inde alors que son père est mourant. 

Dans la chambre des parfums, où repose le corps de son père, Tan réalise combien il est écartelé entre la culture indienne et la culture américaine, entre le bouddhisme et le christianisme, entre une famille traditionnelle et la liberté sexuelle. Il devra, devant la dépouille de son père, apaiser le conflit intérieur qui, jusqu'alors, n'a cessé de le déchirer.

dimanche 25 octobre 2015

Quelqu’un pour qui trembler – Gilles Legardinier

Voici encore un nouveau roman de Gillou (comme on l’aime à l’appeler entre nous) que nous venons de dévorer et nous en sommes encore retournées… Nous avons hâte de vous donner notre avis car ce nouveau roman est de loin, pour nous, son meilleur.


C’est l’histoire de Thomas, un médecin parti vivre en Inde pour exercer son métier en tant que médecin humanitaire. Une vie au côté des gens qui ont besoin de lui dans un pays où la guerre et la violence sont encore trop présentes.

Mais voilà, sa vie d’humanitaire touche à sa fin lorsqu’il apprend par son ami Kishan, qu'en quittant la France il y a 20 ans pour aider ces peuples dans la tourmente, il n’y a pas laissé qu’une petite amie… Thomas, une quarantaine d’année découvre alors qu’il a une fille dont il ignorait l’existence et dont il ne se sera jamais occupé durant toutes ses années. Comment arriver si tard dans la vie d'une personne qui ne connaît peut-être même pas son existence ?
Son retour en France va être une épreuve longue et non sans difficultés pour se rapprocher, à sa façon d’Emma, sa fille.

Thomas continuera d’exercer la médecine en devenant directeur d’une maison de retraite où en apparence la tranquillité règne. Un changement radical pour celui qui vivait auprès de gens en proie à la maladie, à la violence continue et où pas un jour n’était identique au précédent. Mais qu’importe si cela lui permet de découvrir la jeune fille qui est désormais son plus grand trésor. 

mardi 20 octobre 2015

L'Origine de la violence - Fabrice Humbert

J'ai ouvert l’Origine de la violence il y a quelques années. J’ai lu les deux premiers chapitres et j’ai refermé le livre. Un roman, une fiction qui parle de la Shoah, ce n’était pas concevable, pas après avoir lu Auschwitz, les nazis et la solution finale de Laurence Rees. Le trop plein de violence et d’horreur sans aucun doute. Mais le livre est toujours resté dans ma bibliothèque, visible, parce que le titre m’intriguait. Puis je m’y suis replongée.



**Mon avis**
Un roman qui parle du Mal absolu, des heures les plus sombres de l’Histoire sans les avoir vécues est périlleux. Pourtant Fabrice Humbert est parvenu à mêler la petite histoire familiale à la grande Histoire avec habilité, subtilité, vérité.

Le narrateur est un jeune professeur qui se rend à Buchenwald pour un voyage scolaire et découvre sur une photo le visage d’un détenu ressemblant à son père qui n’a pas pourtant vécu la guerre. Ce visage le hante au point de mener l’enquête. Les morts ne parlent plus mais les vivants ? On entre alors dans l’histoire familiale cachée celle dont personne ne parle parce que « l’oubli est ce qu’on a trouvé de mieux pour les secrets ».

vendredi 16 octobre 2015

Et puis Paulette - Barbara Constantine

C’est le moment de prendre une leçon de vie à travers un roman tout en finesse et en douceur.


4ème de couverture
Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. 

Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s'effondrer. A l'évidence, elle n'a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l'inviter à la ferme. L'idée le fait sourire. Mais ce n'est pas si simple, certaines choses se font, d'autres pas...

Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.

De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s'agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d'enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette...

mardi 13 octobre 2015

Le quatrième mur - Sorj Chalandon

« Vous ne savez pas. Personne ne sait ce qu'est un massacre. On ne raconte que le sang des morts, jamais le rire des assassins. »


Le quatrième mur… ou comment se prendre une claque en pleine face ! Il est de ces livres qui vous bouleverse, vous soulève et dont on ne peut sortir indemne.


C’est l’histoire terrible de Georges, qui pour honorer la promesse faite à son ami juif mourant Samuel se rend à Beyrouth pour jouer l’Antigone d’Anouilh. La particularité de la pièce : elle sera jouée par des acteurs de plusieurs confessions religieuses pour symboliser la paix et la résistance dans un pays en guerre. Ô Utopie, douce folie, inaccessible espoir ! Ainsi chiites, sunnites, druzes, chrétiens et palestiniens se retrouvent autour d’une scène dans un décor en ruine. Créon, acteur chrétien condamne à mort Antigone, actrice palestinienne.
Alors que la guerre est à la porte du théâtre, Samuel se retrouve au cœur du conflit. Terrassé par la peur et l’effroi,  il va connaître l'horreur de la guerre, la violence des combats. Il reviendra en France mais ne sera plus le même, la guerre l’aura transformée.

mardi 6 octobre 2015

L'entreprise des Indes - Erik Orsenna

4ème de couverture
Les bateaux ne partent pas que des ports, ils s'en vont poussés par un rêve. Bien des historiens ont déjà commenté et commenteront la Découverte de Christophe et disputeront de ses conséquences. Étant son frère, celui qui, seul, le connaît depuis le début de ses jours, j'ai vu naître son idée et grandir sa fièvre. C'est cette naissance, c'est sa folie que je vais raconter. E. O.

**Mon avis** 
Dans l’Entreprise des Indes publié en 2011, Erik Orsenna nous emmène à travers l’Histoire du XV ème siècle, celui des Grandes découvertes. Grâce à un travail extrêmement bien documenté (cf l’Imago Mundi de Pierre d’Ailly, les récits des traversées de Christophe Colomb et Marco Polo eux-mêmes), truffé de détails et d’anecdotes, l'auteur fait de Bartolomé Colomb, le frère de Christophe, le narrateur de son récit. 

dimanche 4 octobre 2015

Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus - Eric-Emmanuel Schmitt

Plus d'un conte philosophique, Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus est une leçon de vie.

4ème de couverture
Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.

Dans la veine d’Oscar et la dame rose, de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ou de L’Enfant de NoéLes dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus est le sixième récit du Cycle de l’Invisible d’Eric-Emmanuel SCHMITT.

" La Chine, c'est un secret plus qu'un pays. Madame Ming, l’œil pointu, le chignon moiré, le dos raidi sur son tabouret, me lança un jour, a moi l'européen de passage : nous naissons frères par la nature et devenons distinct par l'éducation ».