mardi 28 juin 2016

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie : de la négritude à l’africanisme américain

Paru aux éditions Folio - 685 pages

Americanah est le livre qui fait tant parler de lui, celui qui ne récolte que des lauriers sur la toile, celui pour lequel j’ai craqué lorsque Livraddict et Folio ont proposé ce partenariat.
Autant vous dire qu’au vu des nombreux éloges à son sujet j’en attendais beaucoup. Un peu trop ?



En quelques mots

Ifemelu est une jeune Nigériane qui a grandi au pays. Au moment de ses études universitaires, le pays connaît grèves sur grèves si bien que la plupart des étudiants quitte le pays pour terminer leurs études et tenter leur chance ailleurs : aux Etats-Unis ou encore en Europe.

Poussée par son grand amour Obinze, Ifemelu va décider de partir faire ses études au pays de tous les possibles : les Etats-Unis. Obinze, fervent admirateur des Etats-Unis, lui promet de la rejoindre très vite mais ne réussira qu’à obtenir un visa pour l’Angleterre d’où il se fera expulser.
Là-bas elle va devenir une blogueuse reconnue avec son blog intitulé « Observations diverses sur les Noirs américains (ceux qu'on appelait jadis les nègres) par une Noire non-américaine » et au bout de quinze années, le mal du pays se faisant de plus en plus oppressant, elle va décider de rentrer au Nigeria.
Ainsi, avant son grand retour, on oscille entre les souvenirs de l'héroïne et son ressenti face à sa vie.

Les Etats-Unis sont-ils réellement le pays rêvé pour les Noirs non-américain ? Le retour sera-t-il aussi facile qu’attendu ? L’amour si fort qui unit Ifemelu et Obinze pourra-t-il résister à cette épreuve ?

« Le plus agréable en Amérique c'est la notion d'espace. C'est ce que j'aime le plus. Croire en un rêve, c'est un leurre, mais tu y crois et c'est tout ce qui compte. »


vendredi 24 juin 2016

Autour des livres : quand la poésie devient musique



Je vous propose un article un peu particulier cette semaine. Un article qui va parler poésie mais en musique. Les grands poètes que nous connaissons, étudions durant nos études ne sont pas les seuls à avoir du talent, certains chanteurs méritent eux aussi d’être reconnus comme poètes et inversement, et il me tenait à cœur de vous en parler.


dimanche 19 juin 2016

Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt : la puissance des émotions en cent pages

Paru aux éditions Albin Michel - 112 pages


Je parfais peu à peu ma connaissance de la bibliographie d’Eric-Emmanuel Schmitt et je dois dire que je passe toujours un agréable moment.


Oscar et la dame Rose ce sont les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans condamné par un cancer. C’est un récit sur l’amour de la famille, l’amour tout court car même malade on peut aimer, l’amour des amis mais surtout l’amour de la vie.

mardi 14 juin 2016

Sélection estivale : les livres à emporter dans sa valise cet été


Même si on a dû mal à y croire, l’été arrive à grand pas (ou en tout cas les vacances). L’occasion de remplir son tote bag de crème solaire, bikini (pull, gants … ah non pardon l’été !) oui mais pas que,  les livres auront également leur place.


Je vous ai donc concocté une petite sélection estivale qui j’espère vous plaira. Et vous, avez-vous déjà réfléchi aux livres qui accompagneront votre été ? Quels livres conseillerez-vous ?

vendredi 10 juin 2016

Hello week-end #26 - Du 11 et 12 juin


Comme d'habitudepour bien démarrer le week-end, nous vous proposons tous les vendredis une sélection littéraire particulièrement appréciée ou dont l'envie se fait sentir ainsi que quelques idées sorties près de chez vous. 


**Un week-end, un livre**



Un printemps 76 de Vincent Duluc - paru aux éditions Stock.

Vous n'êtes pas sans savoir que l'Euro 2016 démarre aujourd'hui (que ceux/celles qui osent dire "l'Eur...quoi ?" lèvent la main ou se taisent à jamais). Et qui dit Euro dit petite lecture footballistique qui s'impose.

En grande fan de foot (non je déconne), c'est tout naturellement que j'ai pensé à Un printemps 76 du très célèbre journaliste sportif Vincent Duluc qui ne nous emmène certes pas en équipe de France mais qui nous plonge au cœur de Saint-Etienne et plus particulièrement de son équipe de foot qui en 1976 arrive au sommet de sa gloire en se hissant en finale de la Ligue des Champions.

Ainsi, l'auteur retrace ses souvenirs dans cette ville où il a passé son enfance. Plus qu'un simple livre sur le football, Vincent Duluc offre aux lecteurs un moment rempli de tendresse, dressant le portrait d'une population ouvrière où le climat social n'est guère facile. Le football en est devenu pour eux un moyen de s'évader et de crier haut et fort leur fierté.
Un livre débordant de talent, qui nous conte le vrai foot, quand celui-ci était "le sport du peuple". Avant qu'il ne devienne qu'argent.  

mardi 7 juin 2016

Sorbonne Plage de Edouard Launet : de l’idéologie scientifique de l’Arcouest à l’holocauste d’Hiroshima

Paru aux éditions Stock - 213 pages

**Partenariat**

J’ai eu le plaisir de recevoir mon premier livre dans le cadre de l’opération Masse Critique Babelio en partenariat avec les éditions Stock (merci à eux). Une lecture qui me tardait de démarrer mais que j’appréhendais également de par sa thématique. Pour finalement en ressortir conquise.


En quelques mots

Edouard Launet est un journaliste scientifique et quoi de plus normal pour un journaliste scientifique que d’écrire un livre sur la science ?
Avec Sorbonne Plage, l’auteur nous emmène en Bretagne et plus précisément sur l’Arcouest où chaque année se rejoignent artistes et grands scientifiques nobelisés tels que Pierre et Marie Curie, Charles Seignobos, Jean Perrin, Louis Lapicque, Anatole Le Braz mais également leur descendance. Cette petite bourgade devient le théâtre, durant les quelques mois d’été, de têtes pensantes à l’apogée de leurs découvertes.

Tous ces grands noms de l’Histoire y font construire des résidences secondaires après être tombés en amour pour ce havre de paix. Ils s’y amusent en navigant, en créant des spectacles estivaux où chaque membre de cette grande famille a un rôle à jouer.
Le « groupe de l’Arcouest » ne se mêlent pas aux autres habitants à part le jeune Frédéric Joliot (gendre de Pierre et Marie Curie) qui venant d’un monde moins bourgeois se plaît à rencontrer les habitants et pêcheurs de l’île.

vendredi 3 juin 2016

Hello week-end #25 - Du 4 et 5 juin


Comme d'habitude pour bien démarrer le week-end, nous vous proposons tous les vendredis deux lectures. Et cette semaine, la rubrique est partagée avec Anouk de Anouklibrary. 


**Un week-end, un livre**


La sélection d'Anouk

Le don d'Anna de Cecilia Sanmartin paru aux éditions Archipel en juin 2011

En quelques mots : c'est l'histoire d'Anna, une jeune femme qui a perdu sa famille pendant la guerre civile au Salvador et se réfugie dans un couvent aux États Unis. Un jour, on lui propose un poste de gouvernante dans une riche famille américaine. Petit à petit, au fil des années et de ses moments passés au cœur de cette famille, auprès des enfants, elle va devenir l'ange gardien de ces personnes.

Pourquoi Anouk a aimé ce livre : j'ai eu un réel coup de cœur pour l'histoire de cette femme car elle nous pousse à croire en la résilience, en la force que peut nous apporter les évènements dramatiques et dans le courage qu'on peut faire ressortir. La puissance de l'histoire d'Anna va lui permettre d'affronter la vie et d'en profiter à fond. Anna est une femme exceptionnelle, pleine de sagesse, si bien qu'on la croit éternelle.
De plus, l'écriture de Cécilia Samartin est tellement mélodieuse qu'on se laisse bercer du début à la fin.

Si vous souhaitez lire sa chronique complète c'est par ici


mercredi 1 juin 2016

L'ambition de Iegor Gran : quand le néolithique se mêle à l'instable génération Y

Lu aux éditions Folio - 208 pages

Un titre qui m’a tout de suite attiré, L’ambition, un mot qui laisse mille possibilités. Je prends le roman et lis la quatrième de couverture. Voilà qu’elle éveille d’autant plus ma curiosité. C’est ainsi que je me retrouve avec un livre supplémentaire dans ma bibliothèque.



L’histoire 

Le roman d’Iegor Gran aurait pu démarrer comme suit : « Dieu aurait pu se contenter de créer l’homme à son image. Mais, en bon schizophrène, il n’a pu s’empêcher de lui faire aussitôt un croche-pied en lui offrant ce foutu libre-arbitre. » (Romano Celli).

Ainsi, l’auteur nous emmène dans une double voire triple aventure
Nous démarrons la lecture avec José, le personnage principal, accompagné de Cécile sa petite amie, deux jeunes adultes de la génération Y remplis d’ambitions avec chacun leur définition. 
Il y a tout d’abord l’ambition du Lego : elle se construit au fil du temps, suivant une logique et un plan tout tracé. C’est le cas de Cécile, jeune femme ambitieuse travaillant au sein d’une galerie de photographie. 
A l’opposé il y a l’ambition du Playmobil qui est plus sauvage, plus aventurière. Et bien sûr José se situe plutôt dans cette dernière, il va là où le vent le porte, là où il renifle l’opportunité. Doublement diplômé, il ne se voit pas devenir une ressource humaine, il a une plus grande ambition notre José : il veut devenir le nouveau Mark Zuckerberg ! Mais en attendant il faut bien gagner un peu sa vie alors il bosse au sein d’une société de réparation informatique, un métier sans passion. Quand il ne travaille pas, il flaire les bons plans et a son petit commerce : les fèves ! Ça fonctionne super bien la vente des fèves, enfin… seulement auprès d’une niche. 
Cette non-projection professionnelle va vite exaspérer Cécile qui lui reprochera son manque de maturité et d’ambition. 

« La génération Y est étonnante. » Avec ses airs de fin connaisseur, elle répète ce qu’elle a lu dans un magazine de salon de coiffure. « Ils ont entre vingt-cinq et trente ans, et ils sont connectés en permanence. » Dans son ton, il y a un mélange de fascination et d’effroi. A l’écouter, on pourrait croire qu’une mutation biologique s’est produite. La totalité de leurs besoins vitaux produite par le réseau, la rencontre amoureuse, la recherche d’emploi, l’achat d’un linceul pour les parents. Le web, plus important que le système sanguin.

Mais, et si un écrivain procrastinateur venait à s’intéresser à lui ? L’auteur lui-même entre en scène, et étudiera notre personnage principal en vue d’un nouveau roman. Sa présence va ainsi bousculer l’électron libre qu’est José et faire s’entrecroiser les ambitions, car il n’est pas rare que le Lego se mêle au Playmo et inversement.